Les immobilisations

Publié le par thierry

Jusqu’à la ceinture verte au judo, l’immobilisation du partenaire est l’aboutissement du travail au sol. Lors d’un combat, les points sont marqués debout comme au sol. La durée d’une immobilisation donne une valeur : Koka, Yuko, Waza ari, ippon. Notons que depuis 2008, la valeur Koka a disparu des compétitions en France (sauf 1ère division).

Ensuite, à partir de la ceinture verte, viennent progressivement s’ajouter les clefs de bras et les étranglements, mais cela est une autre étape…

La définition de l’immobilisation est simple : maintenir au moins une épaule du partenaire au sol en recouvrant une partie de son corps avec mon buste. C’est en effet simple à comprendre, cependant c’est réellement difficile à réaliser avec un partenaire qui cherche à se défiler pour faire la même chose.

La position allongée est la position symbolique de la mort, de la défaite ou encore de l’abandon. Dans une meute de loups, pour montrer une soumission totale, l’animal se met sur le dos en offrant ses flancs au loup dominant. De même au judo, si je maintiens mon partenaire sur le dos suffisamment longtemps, je suis considéré comme le vainqueur.

 

Pour établir une immobilisation, il y a deux solutions :

-          lors d’une liaison debout/sol, l’immobilisation est directement engagée ;

-          ou bien, il y a un temps mort entre le travail debout et le travail au sol, il faut donc appliquer une technique d’entrée, de retournement, de renversement ou de dégagement de jambe (etc.) avant d’appliquer une immobilisation.

Comme il est facile de le comprendre, pour devenir un bon judoka, il va falloir que je travaille les liaisons debout/sol. Je vais donc faire des Uchi komi (répétition d’une technique afin de la maîtriser et pouvoir la faire par simple reflexe) dans ce but. Pour éviter de trop nombreuses chutes à mon partenaire, en début de projection Uke sera à genou position haute et en tant que Tori je ferai une technique adaptée (Taï otoshi, Hiza guruma, Uchi mata) pour dans le mouvement terminer en immobilisation.

 

Il y a deux grandes familles d’immobilisations :

-          les Kesa gatame. ;

-          les Shio gatame.

A ces deux familles, il est possible d’en ajouter une troisième composées des autres immobilisations qui n’entrent pas dans cette classification.

Liste des techniques d’immobilisation :
Notons que certaines d’entre elles sont travaillées dans le Katame No kata, qui est le kata des contrôles au sol :

Les Kesa gatame :

-          Hon gesa gatame, immobilisation fondamentale par le travers ;

-          Kuzure gesa gatame, variante de cette dernière (dans le Katame no kata) ;

-          Ushiro gesa gatame, immobilisation arrière par le travers ;

-          Makura gesa gatame, immobilisation en oreiller par le travers ;

-          Kata gatame, immobilisation par l’épaule (dans le Katame no kata).

 

Les Shio gatame :

-          Yoko shio gatame, immobilisation par les quatre coins de côté (dans le Katame no kata) ;

-          Kuzure yoko shio gatame, variante de cette dernière ;

-          Kami shio gatame, immobilisation par les quatre coins au dessus de la tête (dans le Katame no kata) ;

-          Kuzure kami shio gatame, variante de cette dernière (dans le Katame no kata) ;

-          Tate shio gatame, immobilisation par les quatre coins longitudinalement (à cheval) ;

-          Kuzure tate shio gatame, variante de cette dernière.

 

Les autres immobilisations :

-          Sankaku gatame, immobilisation en triangle ;

-          Ainsi que quelques autres rarement utilisées.

 

Les sorties d’immobilisation :

Il existe deux manières de sortir d’immobilisation :

-          En décollant les deux épaules du sol, pour cela il faut se tourner d’un côté ou de l’autre ou bien il faut basculer ;

-          En accrochant la jambe du partenaire, pour cela il faut commencer par se tourner vers le partenaire ;

 

Pour parvenir à sortir d’une immobilisation le maître mot est « mobilité » : quand je suis au sol, je dois être capable de bouger dans tous les sens y compris quand je suis pris en immobilisation ! C’est ici que prennent tout leur sens les exercices de mobilité au sol que nous fait faire le professeur au début du cours. Il nous fait ramper, nous déplacer sur les fesses, faire des demi-roulades sur une épaule, changer les appuis, tourner les hanches etc. Tout est bon pour gagner en mobilité… Le mouvement universel est selon moi la langouste.


Bon sport à tous,


Thierry

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Cuvillier 07/11/2012

Bonjour,
Je suis en licence pro. développement sociale et médiation par le sport et j'ai un sport du Judo.
J'ai pour mon évaluation à animé une séance de 15min sur le thême "les principe d'immobilisation".
J'ai demander a ma prof et elle m'a dis que je n'avais pas besoin de remontrer ou de faire les immobilisations mais plutot du style leur montrer qu'il y a des points sur le corps plus adéquate pour
une immobilisation.
Je me tourne vers vous car je n'ai aucune idée de se que je peux proposer étant débutante voir novice dans le judo.
Je vous remercie si vous m'aidez.
Cordialement